Antennes relais danger. Comment mesurer leur nocivité?

 

Mieux comprendre le contexte:

Selon les fournisseurs de téléphonie, l’Etat, les antennes relais ne constituent aucun danger pour notre santé.

En effet, les fréquences d’émission sont dans le respect des seuils d’exposition fixés en 2002. Ces valeurs d’exposition ont été validées lors d’une rencontre entre les fournisseurs de téléphonie mobile et Lionel Jospin. Mais, celui-ci avait plus envie de prendre sa retraite à l’ile de Ré, après une défaite cuisante aux élections présidentielles, que de se préoccuper réellement de cette question de santé publique.

Qui plus est, il est bon de rappeler que les fréquences utilisées pour la téléphonie, étaient utilisées par l’armée. Celle-ci a préféré s’en débarrasser, pardon,  les revendre à nos chers fournisseurs. Et oui, ces fréquences ont été évaluées par la « grande muette » comme étant dangereuses pour la santé. Je suis désolé de briser le mythe du fournisseur altruiste et de l’État bienveillant…

Contexte des mesures réalisées au niveau de l’antenne relais, avenue de Bourgogne à Chatenoy le Royal 71880.

3 séries de mesures ont été faites (soit 84 mesures en tout) , respectivement entre 0 et 400m, à 500 m, à 600 m et à 700m.

1er schéma: mesures de la puissance d’émission

Seuil maximal d’exposition selon l’État : 61 V/m, selon Bio Initiative: 0,6 V/m en extérieur

0-400m: valeur moyenne 1,8 V/m, soit 3 x plus élevée que les préconisations Bio Initiative

500m: valeur moyenne 2,13 soit 3,5 x plus élevée

600m: valeur moyenne 0,68 soit 1,13 x plus élevée

700m: valeur moyenne 0,37 soit 1,61 x moins élevée

 

2ème schéma: mesures des effets thermiques

Seuil maximal selon l’État  10 W/m2 soit 10 000 000 de μW/m2, selon Bio Initiative, 20 μW/m2

0-400m: valeur moyenne 644,5 μW/m2 soit 32 x plus élevée que les préconisations Bio Initiative

500m: valeur moyenne 3530,9 soit 176,5 x plus élevée

600m: valeur moyenne 138,9 soit 6,9 x plus élevée

700m: valeur moyenne 13,2 soit 1,5 x moins élevée

 

Position officielle de l’État, je cite:

« La communauté scientifique considère que les seuls effets sanitaires avérés des radiofréquences sont des effets thermiques à court terme (échauffement des tissus). Il n’y a pas de preuves scientifiques convaincantes à ce jour permettant de conclure à l’existence d’effets sanitaires à long terme, comme celui du cancer par exemple. »

Selon le rapport Bio Initiative ( + de 1800 études internationales et indépendantes)

– perturbations physiologiques dans l’expression des protéines,
– altérations non réparables dans les séquences d’ADN,
– perturbations de processus dans les protéines de stress,
– altération du système vasculaire,
– altérations physiologiques dans le système immunitaire,
– perturbations neurologiques et troubles du comportement,
– neurinomes acoustiques et tumeurs du cerveau,
– déclenchements de leucémie et cancers enfantins,
– déclenchements des processus dans les cancers du sein,
– perturbations physiologiques des régulations membranaires.

Selon le professeur Roger SANTINI de l’INSA de Lyon

« CHATEAUX D’EAU ET ANTENNES RELAIS :

EXEMPLES D’EFFETS DE CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES (CEM) SUR L’EAU ET LES SOLUTIONS AQUEUSES

Les animaux buvant de l’eau exposée à des CEM basses fréquences, grossissent moins vite et présentent une augmentation des acides gras insaturés tissulaires.

Des graines de haricots arrosées avec de l’eau traitée par micro-ondes poussent plus lentement.

Des solutions physiologiques aqueuses exposées 20 min aux micro-ondes (42,2 GHz – 100 μW/cm2) perturbent le transport du potassium de cellules rénales.

Les fleurs placées dans de l’eau traitée par micro-ondes consomment moins l’eau traitée et se fanent plus vite.

L’eau traitée par un champ magnétique statique (8 à 14 Tesla) ralentit la diffusion du glucose « in vitro ».

Des neurones placés dans une solution physiologique aqueuse exposée 3 min à un champ magnétique statique (2 à 350 milliTesla) montrent : – une diminution de l’entrée des ions calcium (conductivité calcique affectée) – une augmentation de leur volume cellulaire – une augmentation de la fréquence de leurs potentiels d’action nerveux…

Une étude récente (7) souligne que des rats buvant de l’eau exposée (24 ou 48 h) à des extrêmement basses fréquences (50 Hz – 51,2 μTesla) présentent des perturbations significatives de leurs cellules sanguines (plaquettes, lymphocytes, monocytes).

Rappel : Des extrêmement basses fréquences sont présentes dans le signal de la téléphonie mobile et dans le système d’alimentation électrique des antennes relais.

Commentaire :
Au regard de ce qui précède, il convient de ne pas implanter d’antennes relais de téléphonie mobile sur les châteaux d’eau